Avant-propos

Cher lecteur,

Si vous suivez l’Institut géographique national depuis un certain temps, vous nous avez vu évoluer du rôle de producteur de cartes vers celui de geobroker, ou courtier en informations géographiques. Nous avons bien avancé dans cette transformation et le nouveau rôle de l’IGN est aujourd’hui largement connu, tant dans les différentes administrations que dans le secteur privé. Les nombreuses collaborations que nous avons entamées ces dernières années, comme le partenariat avec le CERAC dont nous vous parlerons plus loin dans ce rapport d’activité, en sont la preuve.

Ce nouveau rôle implique bien sûr une nouvelle structure organisationnelle. Pour son élaboration, nous ne voulions pas agir à la hâte et avons donc longuement réfléchi et discuté, y compris avec un consultant externe, avant de prendre une décision finale. En novembre, le moment était enfin venu de mettre en place cette nouvelle structure. Nous devons parfois encore nous habituer aux nouveaux noms des services, mais dans l’ensemble, j’ose dire que la transition s’est parfaitement déroulée.

Tout va donc bien ? Malheureusement, non. L’expression « Tout a un coût » s’applique aussi à la collecte et à la diffusion d’informations géographiques. L’IGN a deux sources de revenus importantes : la subvention des pouvoirs publics et la vente de géodonnées (numériques ou analogiques). Cette dernière source s’est toutefois largement tarie à la suite de l’adoption de la directive de l’Union européenne sur les données ouvertes, qui nous oblige à mettre gratuitement à disposition une bonne partie de nos géodonnées. Si cette perte de revenus n’est pas compensée par une augmentation structurelle de sa subvention, l’IGN ne sera plus en mesure de remplir correctement ses missions. J’espère que le nouveau gouvernement nous allouera les ressources nécessaires pour assurer la continuité de nos services.

En 2024, nous ne nous sommes naturellement pas bornés à réfléchir à la nouvelle structure. En effet, nous avons organisé une édition réussie de BeGeo, avons été actifs sur la scène européenne et internationale, avons publié de nouvelles cartes topographiques et touristiques … Bref, plus qu’il n’en faut pour remplir un rapport d’activité passionnant.

Enfin, je voudrais ajouter que 2024 a aussi un peu été une année de célébration pour l’IGN. En 2004, monsieur Philippe Busquin présidait sa première réunion en tant que président de notre Comité de Gestion. Il évoque ces 20 années dans une interview sur notre site web, mais nous avons bien entendu aussi pensé à lui en lui offrant un cadeau pour le remercier de ses années de dévouement.

Je vous souhaite une agréable lecture.

 

Ingrid Vanden Berghe

Administrateur général de l’Institut géographique national