Le Lambert 1950 est le premier système officiel de coordonnées Lambert pour la Belgique. Il a été mis en place peu après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où le pays avait un besoin urgent de bases cartographiques fiables pour la reconstruction. Le système était basé sur les méthodes de mesure et de calcul disponibles à ce moment-là et offrait, pour l’époque, un cadre suffisamment précis et uniforme pour cartographier le territoire belge.
L’accès au système de coordonnées Lambert était possible grâce aux milliers de repères géodésiques dont les coordonnées étaient connues, tels que des clous d’arpentage et des éléments architecturaux apparents (comme les clochers d’églises).
Applications
Le Lambert 1950 a été utilisé pendant plusieurs décennies pour les cartes topographiques classiques et pour de nombreuses applications administratives, notamment les plans cadastraux et les grands projets d’aménagement du territoire.
Pertinence actuelle
Bien que le Lambert 1950 ait entre-temps été remplacé par des systèmes de coordonnées plus modernes, il reste aujourd’hui pertinent dans un contexte historique et administratif. Une partie de la documentation (historique) disponible est toujours établie dans ce système, tels que les anciens plans d’infrastructure et de lotissement, ainsi que les documents topographiques et cadastraux historiques.
Pour interpréter ces données de manière fiable et donc continuer à les exploiter aujourd’hui, une bonne connaissance du Lambert 1950 ainsi que des méthodes de transformation vers des systèmes de coordonnées modernes est indispensable.
Transformation vers des systèmes de coordonnées modernes
Contrairement aux systèmes de coordonnées plus récents, il n’existe pas de transformation unique et nationale entre le Lambert 1950 et des projections plus modernes telles que le Lambert 1972 ou le Lambert 2008. Cela s’explique par les techniques de mesure utilisées à l’époque pour la triangulation sur laquelle repose le Lambert 1950. La précision et l’homogénéité du réseau de mesure varient fortement sur l’ensemble du territoire belge.
Il est toutefois possible d’approcher une formule de transformation en comparant, au sein d’une zone de projet délimitée, une série de points dont les coordonnées ont été utilisées à la fois dans la triangulation de 1950 et dans celle de 1972. Sur cette base, une transformation locale peut être déterminée. Sur demande, l’IGN peut fournir une formule de conversion spécifiquement adaptée à votre zone d’étude ou de projet.
Vous trouverez davantage d’informations à ce sujet sur notre page « Transformation entre systèmes de coordonnées ».