Début mars, des experts en géodésie du monde entier se sont réunis à Bonn pour aborder un enjeu fondamental mais souvent méconnu : l’avenir de la chaîne mondiale d’approvisionnement en géodésie. Cette infrastructure invisible constitue pourtant la base de nombreux services essentiels, tels que la navigation par satellite, l’observation de la Terre et le positionnement précis à l’échelle globale.

À cette occasion, les membres de l’International Advisory Committee (IAC) du Centre mondial d’excellence en géodésie des Nations Unies (UN-GGCE) et du Subcommittee on Geodesy de l’UN-GGIM se sont réunis afin d’évaluer l’état de la géodésie mondiale et de définir les priorités pour les années à venir. Dans un contexte marqué par des besoins croissants en données fiables et en systèmes résilients, ces échanges sont essentiels pour garantir la continuité et la robustesse des services géospatiaux à l’échelle internationale.

La Belgique y était activement représentée à travers l’Institut géographique national (IGN). Le lundi 9 mars a marqué une étape importante, avec la passation de fonction d’Ingrid Vanden Berghe, Administrateur général de l’IGN, qui a transmis son rôle de coprésidente du Comité consultatif international de l’UN-GGCE à Laila Løvhøiden (Norvège). Cette transition s’inscrit dans la continuité de l’engagement fort de la Belgique au sein des instances internationales de gouvernance géospatiale.

Jeffrey Verbeurgt, responsable du service géodésie, a porté l’expertise de l’IGN sur plusieurs enjeux clés. En tant que responsable du groupe de travail européen « Geodetic Reference Frames Europe », il a présenté les évolutions en cours en Europe en matière de systèmes de référence géodésiques. Il a également abordé un sujet stratégique : la protection des radiofréquences utilisées pour les observations géodésiques, indispensable au maintien de la précision et de la fiabilité des mesures.

Ces discussions soulignent à quel point la géodésie est un pilier fondamental de nos sociétés modernes. En garantissant des systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation fiables, elle soutient non seulement les infrastructures critiques, mais aussi de nombreux secteurs clés allant de la sécurité à l’économie numérique.

À travers sa participation à Bonn, l’IGN confirme son rôle d’acteur engagé dans le développement et la résilience de l’infrastructure géodésique mondiale. Une contribution d’autant plus significative qu’elle illustre la capacité de la Belgique à peser dans les grandes orientations internationales en matière de géo-information.

alt=""