La 13e assemblée plénière de UN-GGIM:Europe s’est déroulée le 23 et le 24 juin au Palais des Nations à Genève et a été suivie d’une session conjointe avec la Conférence des statisticiens européens (CES). La Belgique était représentée par notre administrateur général, Ingrid Vanden Berghe, et par Johannes Van Geertsom, coordinateur International de l’Institut géographique national. Cette réunion a rassemblé des représentants de 24 États membres de l’Union européenne et d’organisations internationales afin de définir les grandes lignes du développement futur de la politique géospatiale en Europe et au sein des Nations unies.

L’un des principaux résultats de la 13e assemblée plénière a été l’adoption du nouveau plan de travail 2026-2030 de UN-GGIM:Europe. Ce plan traduit la vision stratégique de la commission régionale européenne en actions concrètes et prévoit la création de trois nouveaux groupes de travail consacrés à :

  • la mise en œuvre des cadres géospatiaux internationaux (notamment UN-IGIF, le Cadre pour une administration efficace des biens fonciers [FELA] et le Cadre statistico-géospatial mondial [GSGF]) en Europe ;
  • la pérennité de l’infrastructure géodésique et de la chaîne d’approvisionnement géodésique mondiale ;
  • l’utilisation des données géospatiales pour relever les défis politiques mondiaux.

Par ailleurs, la composition du Comité exécutif a également été renouvelée. Ingrid Vanden Berghe a été reconduite par les États membres pour un nouveau mandat de trois ans en tant que membre de ce comité. L’assemblée plénière a en outre tenu à lui exprimer sa profonde reconnaissance pour le leadership dont elle a fait preuve en tant que présidente par intérim de UN-GGIM:Europe au cours de l’année écoulée.

La réunion des États membres de UN-GGIM: Europe était également consacrée au rôle croissant de l’information géospatiale face aux défis sociétaux que sont notamment la gestion des catastrophes, le logement, l’aménagement du territoire et le développement durable. Une attention particulière a également été accordée à la préparation de la seizième session du Comité d’experts des Nations unies sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale (UN-GGIM), qui se tiendra à New York cet été. À cet égard, l’importance d’une infrastructure géodésique internationale solide, d’un soutien suffisant au Secrétariat des Nations unies et d’une intégration plus étroite des données géospatiales et statistiques pour l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles a notamment été soulignée.

Au cours de la session conjointe avec la Conférence des statisticiens européens, une attention particulière a été accordée à la coopération entre les instituts nationaux de statistique et les autorités nationales chargées de la cartographie et des données géospatiales. L’intégration des informations statistiques et géospatiales a été à nouveau confirmée comme un élément clé de l’élaboration des politiques, du suivi et de la prise de décision en Europe. La Belgique a souligné qu’une coopération structurelle entre les deux communautés était essentielle pour mieux soutenir les décideurs grâce à des informations intégrées et géolocalisées. L’intégration des informations statistiques et géospatiales a également été au cœur des discussions.

Pour cette session, la délégation belge a été renforcée par la présence de Marie Vandresse, directrice générale de Statbel, et d’Anouk Deceulaer (International Strategy & Coordination, Statbel). Cette participation conjointe de la Belgique a mis en évidence l’importance d’une coopération étroite entre les autorités nationales chargées des statistiques et du géospatial. Les deux communautés ont confirmé que cette collaboration était essentielle pour mieux soutenir les décideurs politiques grâce à des informations intégrées et géolocalisées, et ainsi renforcer la prise de décision fondée sur des données factuelles. Au cours de la discussion, la Belgique a également souligné que les autorités nationales chargées de la cartographie et des données géospatiales devaient être des partenaires à part entière dans cette coopération, afin que la valeur ajoutée des informations géospatiales puisse être pleinement exploitée dans le processus décisionnel.

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