IGN-CERAC : continuité de la collaboration

En 2025, l’IGN a poursuivi et renforcé sa collaboration avec le Centre d’analyse des risques du changement climatique (CERAC) à travers la signature d’un nouvel accord de collaboration. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité du partenariat initié en 2022 lors de la création du CERAC et confirme le rôle de l’IGN en tant que geobroker fédéral et fournisseur d’expertise géospatiale au service de l’analyse des risques climatiques et du renforcement de la résilience de la Belgique.

Le changement climatique constitue aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels la Belgique est confrontée. Inondations, sécheresses, incendies en milieu naturel ou perte de biodiversité sont autant de risques dont la compréhension nécessite une analyse territoriale rigoureuse. Dans ce contexte, l’information géographique joue un rôle essentiel pour identifier les vulnérabilités, évaluer les impacts potentiels et soutenir la prise de décision à tous les niveaux.

Depuis le début de la coopération, l’IGN a apporté son expertise dans plusieurs travaux menés par le CERAC. Une analyse comparative de l’utilisation des géodonnées au sein d’organismes similaires en Allemagne et au Royaume-Uni a notamment permis d’alimenter la réflexion stratégique du CERAC dans l’évaluation des risques climatiques. En 2024, l’IGN a également réalisé plusieurs études consacrées aux risques liés à la perte de biodiversité et aux incendies en milieu naturel, en mettant l’accent sur leur dimension spatiale. Les résultats de ces travaux ont contribué à la publication, en 2025, des premiers rapports de référence du CERAC consacrés à ces thématiques. Ces analyses constituent une base importante pour l’évaluation nationale des risques climatiques et environnementaux et alimentent les réflexions des autorités publiques en matière d’adaptation et de résilience.

Le nouvel accord conclu en octobre 2025 ouvre une nouvelle phase de coopération centrée sur l’aléa inondation à l’échelle nationale. Ce risque présente en effet une dimension particulièrement complexe, dépassant les frontières administratives régionales et nationales. Les bassins versants, les réseaux hydrographiques et les infrastructures critiques, telles que le réseau électrique, nécessitent une approche coordonnée et une vision cohérente du territoire.

Dans ce cadre, l’IGN met son expertise en géodonnées, cartographie et intégration de données au service du CERAC afin de centraliser et analyser les informations pertinentes relatives au risque d’inondation. Les travaux prévus visent notamment à étudier les initiatives existantes en termes de cartographie des risques d’inondation dans les différentes régions et à analyser les différences méthodologiques entre ces régions.

En parallèle, le CERAC travaille en collaboration avec le Bureau du Plan sur un autre projet visant à évaluer les coûts-bénéfices de l’adaptation aux inondations. Dans le cadre de l’accord de collaboration en cours, le CERAC fait appel à l’IGN pour réaliser une matrice de données, consistant en une analyse SIG, croisant les informations relatives aux zones inondables et à l’occupation du sol. Cette matrice, couplée à des données de valeurs immobilières servira de base pour calculer les coûts des dégâts liés aux inondations.

Cette collaboration illustre pleinement la valeur stratégique de l’information géographique dans l’analyse des risques climatiques. En associant l’expertise scientifique du CERAC et les compétences géospatiales de l’IGN, les deux institutions contribuent au développement d’une vision nationale intégrée des risques climatiques et au renforcement de la capacité de la Belgique à anticiper, comprendre et atténuer les impacts du changement climatique.

Lire les rapports :