Avant-propos
Cher lecteur,
Si vous suivez l’actualité de l’Institut géographique national, vous avez certainement constaté que son rôle ne cesse d’évoluer. D’un producteur traditionnel de cartes, l’IGN est devenu en quelques années un geobroker fédéral reconnu, mettant ses produits et services, son expertise ainsi que ses infrastructures géospatiales au service d’un nombre croissant de partenaires. En 2025, cette évolution s’est poursuivie, avec un renforcement de nos collaborations, tant au niveau national qu’européen et international.
L’année 2025 a également été marquée par une nouvelle législature et l’arrivée d’un nouveau ministre de tutelle de l’IGN, M. Theo Francken. Dès le mois de février, la Direction générale a eu l’occasion de lui présenter sa vision pour l’IGN, l’expertise, les produits et services, disponibles pour la Défense ainsi que les défis à surmonter. Après deux années complètes sous l’accord renouvelé IGN-Défense, ce partenariat confirme sa valeur ajoutée stratégique. La fin de l’année a, quant à elle, été marquée par le renouvellement des membres du Comité de gestion, une étape importante dans la gouvernance de l’institut. Ce renouvellement a aussi été l’occasion de rendre un hommage tout particulier à M. Philippe Busquin, qui a présidé le Comité de gestion avec engagement pendant 20 ans. Deux décennies au cours desquelles il a accompagné l’IGN dans de nombreuses évolutions et a contribué, par son expérience et son implication, à en faire l’institut qu’il est aujourd’hui. Je tiens à le remercier chaleureusement pour ces nombreuses années de dévouement et de collaboration.
L’année écoulée a naturellement été marquée par l’affirmation croissante du rôle stratégique de l’IGN en tant que geobroker fédéral. Dans un contexte où la sécurité, la résilience et la capacité à disposer rapidement de données fiables revêtent une importance toujours plus grande, les données et services fondés sur l’information géographique constituent plus que jamais une ressource essentielle à la prise de décision. Nos collaborations avec, entre autres, les services de secours, Sciensano, le CERAC et, nouvellement, ENABEL illustrent cette volonté de mettre l’expertise et les compétences de l’IGN au service des différents acteurs fédéraux qui œuvrent au quotidien au développement et à la résilience de notre société. Le partenariat avec la Défense s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Au-delà de son rôle de producteur et de prestataire de services, l’IGN rassemble des informations géographiques provenant de différentes sources et facilite leur accès, y compris pour des applications opérationnelles, la gestion de crise et la sécurité nationale.
Cette dynamique de partenariat ne s’arrête naturellement pas aux frontières de la Belgique. En 2025, l’IGN a continué à contribuer activement aux travaux des Nations unies et des réseaux européens, notamment dans les domaines de la géodésie, de la gestion de l’information géospatiale, de la normalisation des noms géographiques, de l’innovation et du développement durable. Cet engagement croissant à l’international permet à l’expertise de la Belgique, à travers l’IGN, de contribuer pleinement aux réflexions et aux évolutions qui façonnent le secteur géospatial au niveau européen et mondial.
Mais être un geobroker ne signifie pas seulement coordonner, partager et collaborer. Cela s’appuie aussi sur le fait de continuer à produire et à maintenir des données géographiques fiables et faisant autorité. En 2025, les équipes ont notamment poursuivi leur travail sur le terrain, produit une nouvelle couche de courbes de niveau pour le relief de la Belgique et assuré la valorisation du patrimoine de photographies aériennes et d’orthophotos de l’IGN. L’utilisation croissante des applications et services web de l’IGN montre par ailleurs que ces données trouvent chaque jour davantage d’utilisateurs et de nouvelles applications.
2025 a également été une année de rencontres et d’échanges. Visites à l’IGN, participation à des événements nationaux et internationaux ont permis de mieux faire connaître l’expertise de l’IGN et, surtout, d’être à l’écoute des besoins des partenaires. La visite du ministre de la Défense, Theo Francken, aux infrastructures géodésiques dans le Limbourg a notamment été l’occasion de mettre en lumière le travail réalisé en matière de géodésie, un domaine d’activité de l’IGN moins visible mais essentiel.
Enfin, une organisation ne se résume évidemment pas à ses missions et accomplissements. Elle repose avant tout sur les personnes qui la font rayonner à travers leur expertise. Le bien-être et la cohésion de nos équipes, mais aussi la durabilité et l’intégrité de notre organisation, restent donc des priorités importantes. Et alors que le programme qui mettra en lumière les 50 ans de l’IGN en 2026 est en préparation, l’IGN continue de regarder vers l’avenir avec enthousiasme et détermination.
2025 aura donc été une année de consolidation, de collaboration et de préparation. Consolidation de notre rôle de geobroker fédéral, collaboration toujours plus étroite avec nos partenaires et préparation de nouvelles étapes, tant pour l’IGN que pour le secteur de l’information géographique en Belgique et à l’international. Bref, une année riche en projets, en rencontres et en perspectives, dont je vous invite maintenant à découvrir les temps forts.
Je vous souhaite une agréable lecture.
Ingrid Vanden Berghe
Administrateur général de l’Institut géographique national