UN-GGIM : la Belgique confirme son engagement en faveur de la gestion géospatiale à l’échelle mondiale
En 2025, la Belgique, représentée par l’IGN, a poursuivi son engagement actif de longue date au sein du Comité d’experts des Nations unies sur la gestion mondiale de l’information géospatiale (UN-GGIM). Cette année a également marqué la fin du mandat de coprésident du Comité d’experts exercé par la Belgique. À l’occasion de la quinzième session annuelle, organisée à New York en août 2025, les Nations unies ont rendu un hommage à Ingrid Vanden Berghe, Administrateur général de l’IGN, en reconnaissance de son leadership et de sa contribution remarquable au développement de la coopération géospatiale mondiale. Depuis 2020, son engagement à la coprésidence a permis de renforcer la visibilité de la Belgique et son influence dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance de l’information géospatiale.
La fin de ce mandat ne marque toutefois pas la fin du rôle moteur joué par la Belgique au sein de l’UN-GGIM. Grâce à l’expertise reconnue de l’IGN et à son implication continue dans de nombreux groupes de travail et initiatives stratégiques, la Belgique demeure un partenaire influent dans la définition des orientations en matière d’information géospatiale au niveau régional et global.
En raison du décès soudain de Frank Tierolff, président du Conseil d’administration du Cadastre néerlandais et président de la section régionale européenne de l’UN-GGIM, Ingrid Vanden Berghe a pris la relève à la présidence de l’UN-GGIM: Europe jusqu’à la prochaine assemblée plénière, qui se tiendra en juin 2026.
En août 2025, la délégation belge, composée d’Ingrid Vanden Berghe et du professeur Joep Crompvoets (KU Leuven), a participé activement à la 15e session annuelle de l’UN-GGIM à travers plusieurs interventions portant sur des thématiques clés pour l’avenir de l’écosystème géospatial mondial.
Parmi les avancées majeures figure l’adoption du Cadre stratégique 2025-2030 de l’UN-GGIM, qui définira les priorités de l’organisation pour les prochaines années. La Belgique a soutenu ce nouveau cadre tout en soulignant l’importance de garantir les ressources nécessaires à sa mise en œuvre et au bon fonctionnement du Secrétariat de l’UN-GGIM.
L’année 2025 a également vu aboutir un dossier porté par la Belgique : la création d’une équipe de traduction placée sous la supervision du Bureau de l’UN-GGIM. Cette initiative, qui vise à renforcer la traduction des documents de référence du Comité d’experts, constitue une étape importante vers une gouvernance géospatiale mondiale plus inclusive et plus efficace, garantissant à chaque État membre, quelle que soit sa langue de travail, un accès équitable aux informations, directives et bonnes pratiques essentielles.
La Belgique a par ailleurs poursuivi son implication dans plusieurs chantiers stratégiques de l’UN-GGIM. Elle a notamment contribué activement aux travaux relatifs à la mise en œuvre du Cadre intégré de l’information géospatiale (UN-IGIF) et à l’élaboration du document prospectif « Positioning the Future Geospatial Information Ecosystem », qui propose une vision à long terme d’un écosystème géospatial fondé sur l’humain, le partenariat, la diversité, l’inclusion et l’innovation. Par ailleurs, la Belgique a émis un avis favorable sur la proposition de créer un Centre mondial pour une administration foncière efficace et, à l’occasion de l’adoption d’une version révisée du Cadre statistico-géospatial mondial (GSGF), a également encouragé une meilleure harmonisation de l’intégration des informations statistiques et géospatiales avec les cadres mondiaux tels que l’UN-IGIF, tout en soulignant l’importance du multilinguisme.
Dans le domaine de la géodésie, la Belgique a continué à jouer un rôle particulièrement actif. Elle a soutenu le renforcement de la coopération entre le Sous-comité de géodésie de l’UN-GGIM et le Centre mondial d’excellence en géodésie des Nations unies (UN-GGCE) et signé le « Multilateral Memorandum of Understanding » visant à consolider les observations géodésiques mondiales. La Belgique contribuera également aux travaux du nouveau groupe de travail consacré à la protection des fréquences nécessaires aux observations géodésiques de très haute précision.
Dans le cadre de la coopération avec le Groupe d’experts des Nations unies sur les noms géographiques (UN-GEGN), la Belgique a souligné l’importance de la normalisation des noms géographiques et de la préservation du patrimoine culturel et linguistique. Elle a salué le projet commun dont l’objectif est d’établir un aperçu des bonnes pratiques. De même, l’introduction d’un identifiant unique universel pour les villes, est saluée et considérée comme une avancée dans le développement d’une infrastructure mondiale des données.
À travers cette participation soutenue, la Belgique, par l’intermédiaire de l’IGN, confirme sa volonté de demeurer un acteur de premier plan de la gouvernance mondiale de l’information géospatiale. En s’appuyant sur l’expertise de l’IGN, la Belgique continue de promouvoir des infrastructures géospatiales robustes, accessibles et interopérables, indispensables pour relever les grands défis sociétaux, environnementaux et économiques auxquels les États sont confrontés.