L’IGN en tant que geobroker lors des crises et des urgences

En 2024, l’IGN a encore renforcé son rôle de « geobroker » dans les crises et les situations d’urgence. Grâce à des flux de données efficaces, des accords de coopération stratégiques et des applications innovantes de géodonnées, l’IGN a une fois de plus apporté une contribution cruciale à la gestion des crises et aux secours d’urgence.

Une réponse plus rapide et plus efficace aux crises : continuer à développer les projets de 2023

FLOWs : les géodonnées en action lors des inondations

La rapidité et la précision des flux d’informations sont essentielles dans les situations d’urgence. En 2024, l’IGN a continué de développer le projet FLOWs, qui vise à améliorer la gestion des crises lors des inondations à l’aide de données et de méthodes d’observation de la Terre. En faisant l’inventaire des besoins avant, pendant et après les inondations, de nouvelles méthodes sont développées à partir de l’observation de la Terre pour améliorer l’efficacité de la gestion des inondations par les autorités. Ce projet, lancé en 2024, est mené en collaboration avec Vito, l’ISSep, DLR, UGent (Imec) et l’UNamur. Il est financé par BELSPO (STEREO-IV) et se poursuivra jusqu’en 2028.

Accord-cadre sur l’acquisition des géodonnées : déploiement plus rapide en cas de catastrophes

L’accord-cadre sur l’acquisition de géodonnées, qui a été mis en place en 2023, a été rendu plus opérationnel et élargi en 2024. Grâce à cet accord, les géodonnées peuvent être déployées plus rapidement en cas de catastrophe, comme ce fut récemment le cas lors des inondations en Flandre. Une étroite collaboration avec le Centre national de crise (NCCN) et d’autres partenaires garantit la disponibilité des bonnes données géographiques en temps utile pour la coordination de la crise.

Les géodonnées en pratique : actions spécifiques en 2024

Des opérations de sauvetages plus rapides à la côte belge

Cette année, l’IGN s’est particulièrement intéressé aux opérations de sauvetage sur la côte belge. En effet, des géodonnées précises et à jour permettent aux services de secours de réagir plus rapidement et plus efficacement aux urgences sur notre littoral. Une cartographie uniforme et partagée pour le sauvetage côtier signifie que tous les services d’urgence et de secours disposent des mêmes données de référence, ce qui rend les opérations de recherche et de sauvetage et le maintien de l’ordre public plus efficaces. Pour y parvenir, nous avons travaillé avec un grand nombre de partenaires tels que les services fédéraux du gouverneur de Flandre occidentale, les pompiers, les services de police, les services médicaux, les services de sauvetage de la côte, la Défense et les institutions maritimes.

Extension du GeoHub pour les services de secours

Les données de référence pour les sauvetages côtiers ont été ajoutées au GeoHub des services de secours. Ce GeoHub s’est encore élargi en 2024 et contient désormais des services web et des jeux de données concernant, entre autres, les conduites de gaz à moyenne et à basse pression et les bouches d’incendie.

Normalisation des données relatives aux bouches d’incendie avec la Concertation intracommunautaire e-gouvernement (ICEG)

En collaboration avec les services d’incendie et les compagnies des eaux belges, des progrès considérables ont été réalisés dans la définition d’une norme nationale de données pour les bouches d’incendie. Cette normalisation permettra aux pompiers d’accéder plus facilement à l’un des jeux de données les plus importants. Les résultats de cette initiative peuvent être consultés sur le site web BELGIF (Belgian Interoperability Framework). Nous espérons finaliser la normalisation en 2025.

La Belgique est-elle prête à faire face à une augmentation des feux de forêt ? Analyse pour le CERAC

Le changement climatique fait augmenter le risque d’incendies en milieu naturel. Cette année, l’IGN a cartographié l’état de préparation de la Belgique pour le Centre d’analyse des risques liés au changement climatique (CERAC). Cette analyse a débouché sur un certain nombre de recommandations, dont : 1) une meilleure cartographie des incendies en milieu naturel afin de pouvoir prendre des mesures plus efficaces, 2) la nécessité d’un leadership au niveau national afin de mieux coordonner les initiatives actuellement fragmentées, 3) des investissements dans la coopération nationale afin d’utiliser plus efficacement les ressources limitées. Le rapport final sera publié en 2025.

Conclusion : l’IGN comme pivot de la gestion de crise

L’importance de données géographiques fiables et à jour pour protéger les personnes et l’environnement en Belgique et au-delà ne peut être sous-estimée. Qu’il s’agisse d’inondations, d’opérations de sauvetage ou de feux de forêt, grâce à une coopération de plus en plus intense avec toutes les parties prenantes, l’IGN peut garantir que les bonnes données et informations géographiques sont disponibles au bon moment pour une gestion efficace des crises. L’IGN continue de renforcer son rôle de  « geobroker » en mettant l’accent sur la coopération avec toutes les parties prenantes dans le développement conjoint de flux de données innovants, les partenariats stratégiques et l’efficacité opérationnelle en cas de crise.

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