Une collaboration fructueuse avec le CERAC

L’information géographique est un élément essentiel dans l’élaboration des politiques et la prise de décision dans de nombreux domaines stratégiques. En tant que  « geobroker » fédéral, l’IGN met son expertise en matière de données géospatiales au service du Centre d’analyse des risques liés au changement climatique (CERAC) pour le soutenir dans sa mission d’atténuation des risques climatiques et environnementaux, et donc de renforcement de la résilience de la Belgique.

Cette collaboration, initialement conclue pour une période de deux ans, a débuté en 2022 lors de la création du CERAC. Le changement climatique est l’un des plus grands défis actuels, avec de graves conséquences pour l’environnement, la sécurité et la stabilité socioéconomique de la Belgique. Il entraîne des risques tels que les inondations, les sécheresses et la perte de biodiversité.

Tout se passe toujours quelque part. Les géodonnées ne permettent pas seulement de comprendre les dimensions spatiales du changement climatique, mais aussi d’élaborer des stratégies d’adaptation et d’atténuation qui renforcent la résilience du pays. En 2023, une analyse comparative a été lancée sur l’utilisation des géodonnées dans deux organisations ayant un mandat similaire à celui du CERAC : le Climate Change Committee (CCC) au Royaume-Uni et KomPass en Allemagne. Le rapport de cette analyse a été remis en février 2024 et fournit des indications précieuses pour la poursuite du développement de la vision stratégique du CERAC en matière d’analyse des risques climatiques.

En 2024, à la demande du CERAC, l’IGN a mené une analyse principalement bibliographique, dont une partie était consacrée aux données permettant d’identifier les risques pour la société belge liés à la perte de biodiversité et aux incendies en milieu naturel. La dimension spatiale, qui est au cœur du travail de l’IGN, a été étudiée en détail.

Le 3 décembre, les deux organisations se sont réunies à Bruxelles pour finaliser la première phase de leur coopération. Au cours de l’atelier, les conclusions préliminaires de l’IGN ont été partagées avec certains des principaux partenaires du CERAC, issus des secteurs public et privé. Les contributions reçues ont été prises en compte dans la finalisation des rapports. Le premier rapport, une pré-analyse de la littérature sur les risques de perte de biodiversité, a été remis en décembre et sert de base de référence pour la première évaluation des risques du CERAC (First Risk Assessment) qui sera publiée en 2025. La publication du rapport sur les incendies en milieu naturel est prévue pour 2025.

Ensemble, l’IGN et le CERAC apportent une contribution très concrète à un avenir plus durable. Compte tenu des résultats obtenus, les deux parties sont convaincues de la nécessité de poursuivre leur coopération au-delà de décembre 2024 et examinent ensemble les conditions et les détails concrets de leur future collaboration.

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